Le nouveau modèle arrive sur le front français en août 1918. L’amélioration est sensible, la vitesse atteint 200 Km/heure, le plafond 5.110 mètres et la capacité d’emport de bombes passe de 210 à 335 Kg. Mais, pour en arriver là, il a fallu apporter à l’appareil des modifications qui sont loin d’être anodines. L’envergure augmente de 1,10 mètre et la surface alaire passe de 40,3 à 45,2 m2. Si la longueur diminue de 5 cm, la structure doit être renforcée et le poids à vide de l’appareil est de 1272 Kg pour un poids maximum en charge de 2111 Kg. Avec son capot moteur rectangulaire et son radiateur frontal, le DH 9A ressemble davantage à un DH 4 qu’au DH 9 original. Pour parler clairement, en choisissant le « Liberty », Geoffrey De Havilland ne s’est pas contenté de simplement changer de moteur, il a pratiquement conçu un nouvel avion.
La production cesse en 1919, mais, le DH 9A continue d’équiper la Royal Air Force jusqu’à la fin des années 20. Il est construit sous licence aux Etats-Unis et il est exporté dans tous les continents, principalement en Europe : en Belgique, en Hollande, en Pologne, en Russie, en Grèce, en Suisse ou en Espagne où des DH 9 participent aux opérations de la guerre civile, en 1936, tant dans le camp des Républicains que des Nationalistes ; le dernier ne terminant sa carrière qu’en 1940. Ailleurs, ce sera le Canada, le Nicaragua, le Pérou, mais aussi, la Turquie, l’Inde, l’Afghanistan, l’Australie, l’Afrique du Sud… etc.
Une demande pour le reconditionnement des DH 9 existe jusqu’en 1924 et, outre son utilisation militaire, il connaît une carrière civile très importante pour le transport du courrier et certains sont convertis en triplaces ou quadriplaces pouvant amener ainsi deux ou trois passagers. Puis, les stocks étant très importants, on se désintéresse de cette activité de transformation qui, petit à petit, tombe en désuétude, tant et si bien qu’en 1931, on finit par brûler ce qui reste11 Renseignements recueillis par « internet ».. Il ne fait aucun doute que c’est dans ce brasier qu’il faut voir un début d’explication au fait que le DH 9 du Musée de l’Air et de l’Espace reste le dernier survivant d’une aussi célèbre lignée d’appareils.
Bon ! La visite continue, il y a encore beaucoup de choses à voir, dans ce Musée.
Jean-Paul REYNAUD.
AAMA