Les progrès que met en évidence l'existence de ces deux appareils nous permettent de mesurer l'extraordinaire travail d'innovation réalisé dans l'aéronautique à cette époque. Avec eux commence la grande aventure des hydravions(6). Tout à débuté grâce à ces hommes d'exeption : Fabre, Curtiss, Denhaut ; ils se connaissaient, ils ont échangés des idées, chacun a apporté sa part de progrès, et finalement, ils ont réussi. Mais quel courage il a fallut a Henri Fabre, lui qui n'avait jamais volé et qui est parti quand même ; quel risque énorme il a pris ! On évoque avec une pointe d'ironie son accident du 18 mai, mais, ce qui est extraordinaire, c'est que cela ne se soit pas produit dés la première tentative du 28 mars. Piloter réclame un minimum d'expérience et la conduite d'un tel appareil avec ses commandes en prise directe sur les gouvernes de vol, sans la moindre démultiplication, devait être un exercice bien délicat. Louis Paulhan, pilote professionnel déjà expérimenté ne s'y est pas risqué, lui.
Henri Fabre (29 novembre 1882/29 juin1984) faisait partie de ce cercle très fermé de ceux que ont " osé ".
Bon ! la visite continue, il y a encorebeaucoup de chose à voir dans ce musée.
Jean-Paul Reynaud - AAMA -
(1) Dans le Pégase n°17, du mois de mars 1980, on peut lire une étude sur les travaux d'Henri Fabre signée par A. Degardin, ainsi qu'un article de P.Lissarrague décrivant plus en détail, l'appareil du Musée.
(2) On appelle " type canard ", un appareil dont les plans stabilisateurs se trouvent à l'avant.
(3) Toutes les poutres de l'appareil, y compris les poutres maîtresses du fuselage sont fabriquées de la même manière.
(4) L'hydravion était proposé au prix de 30.000 francs de 1910.
(5) On appelle " sesquiplan " un biplan dont l'aile inférieure a une surface environ égale à 50% de la surface de l'aile supérieure.
(6) La visite du musée de l'hydraviation de Biscarrosse est fortement recommandée.